1human3questions:

MARIE
D’où viens-tu ?
Je viens un peu du sud et un peu du nord. Ma mère est pied-noire et mon père flamand. Je porte en moi les exagérations et l’affection débordante de son côté à elle, et toute la discrétion et l’amour silencieux de son côté à lui. Ce sont deux histoires aux antipodes l’une de l’autre. Deux cultures, deux attitudes, deux destins. Mais chacun, et moi aussi du coup, a de commun une sensibilité exacerbée. Je viens de leur émotion permanente à voir la vie à l’œuvre. J’essaie d’être digne de cet héritage. 
De quoi as-tu peur ?
Je suis comme tout le monde. J’ai peur des mêmes choses : la douleur, la maladie, la mort. 
Mais j’ai aussi des peurs plus personnelles, contre lesquelles je me bats – et le mot n’est pas trop fort – depuis des années. Des peurs que je tairai ici. Nul besoin d’en connaître les détails. Simplement, ce sont des peurs qui m’ont longtemps empêchée de vivre normalement ; des peurs qui ont hanté mon enfance, mon adolescence, ma vie d’adulte ; des peurs qui me font encore parfois perdre la raison.
Chaque jour, depuis plus de 30 ans,  je lutte, je répare, je construis.  Mais chaque jour, depuis plus de 30 ans, je souffre de ce que ces peurs m’ont infligé et m’infligent, et aussi, surtout, de ce qu’elles ont fait subir à ma mère, mon frère, mon père. A tous ceux qui m’ont vue dans la détresse et se sont senti démunis.
Pourquoi vas-tu te lever demain matin ?
Parce que je sais que demain je le pourrai ! Parce qu’il y a eu trop de matins où je n’en étais pas capable. Parce que je tiens le coup et qu’il n’y a pas d’autre option possible. Parce qu’il y a, quelque part en Bretagne, trois enfants qui m’aiment, comptent sur moi et me pensent invincible. Parce que j’ai des projets. Parce que j’ai notre projet, le monde en nous, qui grandit doucement mais sûrement, et me donne, pour une fois, hâte d’être demain.

1human3questions:

MARIE

D’où viens-tu ?

Je viens un peu du sud et un peu du nord. Ma mère est pied-noire et mon père flamand. Je porte en moi les exagérations et l’affection débordante de son côté à elle, et toute la discrétion et l’amour silencieux de son côté à lui. Ce sont deux histoires aux antipodes l’une de l’autre. Deux cultures, deux attitudes, deux destins. Mais chacun, et moi aussi du coup, a de commun une sensibilité exacerbée. Je viens de leur émotion permanente à voir la vie à l’œuvre. J’essaie d’être digne de cet héritage. 

De quoi as-tu peur ?

Je suis comme tout le monde. J’ai peur des mêmes choses : la douleur, la maladie, la mort. 

Mais j’ai aussi des peurs plus personnelles, contre lesquelles je me bats – et le mot n’est pas trop fort – depuis des années. Des peurs que je tairai ici. Nul besoin d’en connaître les détails. Simplement, ce sont des peurs qui m’ont longtemps empêchée de vivre normalement ; des peurs qui ont hanté mon enfance, mon adolescence, ma vie d’adulte ; des peurs qui me font encore parfois perdre la raison.

Chaque jour, depuis plus de 30 ans,  je lutte, je répare, je construis.  Mais chaque jour, depuis plus de 30 ans, je souffre de ce que ces peurs m’ont infligé et m’infligent, et aussi, surtout, de ce qu’elles ont fait subir à ma mère, mon frère, mon père. A tous ceux qui m’ont vue dans la détresse et se sont senti démunis.

Pourquoi vas-tu te lever demain matin ?

Parce que je sais que demain je le pourrai ! Parce qu’il y a eu trop de matins où je n’en étais pas capable. Parce que je tiens le coup et qu’il n’y a pas d’autre option possible. Parce qu’il y a, quelque part en Bretagne, trois enfants qui m’aiment, comptent sur moi et me pensent invincible. Parce que j’ai des projets. Parce que j’ai notre projet, le monde en nous, qui grandit doucement mais sûrement, et me donne, pour une fois, hâte d’être demain.

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1human3questions:

ANAÏS
D’où viens-tu ?
De Strasbourg, ce n’est pas une ville que j’aime. Enfin si je l’aime parce-que c’est ma ville natale, mais ce n’est pas un endroit vers lequel je me retourne. Je préfère l’éloigner de moi, j’aime mieux Strasbourg de loin. 
De quoi as-tu peur ?
J’ai peur qu’un jour il n’y ait plus de pommes de terre et qu’on ne puisse plus faire de frites maison. Ce serait terrible, insurmontable.
Pourquoi vas-tu te lever demain matin ?
Je vais me lever parce-que j’ai très envie de porter ma jupe avec des oiseaux dessus, elle me met de bonne humeur.

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ANAÏS

D’où viens-tu ?

De Strasbourg, ce n’est pas une ville que j’aime. Enfin si je l’aime parce-que c’est ma ville natale, mais ce n’est pas un endroit vers lequel je me retourne. Je préfère l’éloigner de moi, j’aime mieux Strasbourg de loin. 

De quoi as-tu peur ?

J’ai peur qu’un jour il n’y ait plus de pommes de terre et qu’on ne puisse plus faire de frites maison. Ce serait terrible, insurmontable.

Pourquoi vas-tu te lever demain matin ?

Je vais me lever parce-que j’ai très envie de porter ma jupe avec des oiseaux dessus, elle me met de bonne humeur.

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DJ Set - La Candata, Paris 11è 
A good way to kill St Valentine’s day !

DJ Set - La Candata, Paris 11è 

A good way to kill St Valentine’s day !

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Stephen Malkmus & The Jicks, Le Divan du Monde, Paris, 18/01/2014 ©Marion Ruszniewski

More here: http://www.marion-photographie.com/2014/01/stephen-malkmus-the-jicks-le-divan-du-monde-paris-18012014/#1

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1human3questions:

EVE
D’où viens-tu ?
Du fin fond de la Lorraine minière. Elevée au grand air et à la pastachoute (c’est comme ça que ça se passe dans les familles de la ritalie du Nord) dans un bled dont ma mère disait toujours “ici, y a plus de vaches que d’habitants”. La branche paternelle de la famille n’a pas quitté ce trou paumé depuis 1802 minimum (c’est qu’on aime pas bien le changement chez les bûcherons), et il aura fallu 10 générations de forestiers et quelques maçons italiens immigrés pour que je pousse mon premier cri (et quel cri !) dans cette région de mon coeur. Il y a trois choses avec lesquelles je ne plaisante jamais : Star Wars, la Lorraine et Joe Dassin. Et quand je dis que je ne quitterai jamais la Lorraine tant que je ne serai pas canée, il est évident que c’est à prendre au premier degré.
De quoi as-tu peur
De l’apocalypse. Rien que ça, oui. J’ai lu trop de livres, vu trop de films et trop cogité sur le sujet et je ne connais que trop bien le sort que vous réservent les pilleurs, les violeurs, les cannibales, sans parler des pilleurs-violeurs-cannibales. Je n’ai pas envie de finir recyclée en Soleil Vert ou ce genre de trucs et j’avoue avoir une tendance certaine à la dystopie. Disons que ce qui me fait peur, c’est le monde d’après, celui qu’on est en train de se préparer.
Pourquoi vas-tu te lever demain matin ?
Pour beurrer les toasts de mes chipmunks et veiller à ce qu’ils n’enfilent pas leurs vêtements au-dessus de leur pyjama (qui sait ce que le manque de sommeil peut vous faire commettre). Pour leur faire des coquillettes au beurre au déjeuner, parce que le lundi, c’est coquillettes (et le mardi aussi d’ailleurs). Pour râler sur les devoirs pas encore faits à l’heure du goûter et pester quant au kimono introuvable avant le cours de judo. Pour me plaindre que je n’ai pas une minute à moi et faire la gueule, un peu. Pour qu’on s’entasse tous les 6 sur le canapé en fin de journée et qu’on se pelotonne sous les plaids en se disant qu’on est drôlement bien, tous ensemble, comme ça.

1human3questions:

EVE

D’où viens-tu ?

Du fin fond de la Lorraine minière. Elevée au grand air et à la pastachoute (c’est comme ça que ça se passe dans les familles de la ritalie du Nord) dans un bled dont ma mère disait toujours “ici, y a plus de vaches que d’habitants”. La branche paternelle de la famille n’a pas quitté ce trou paumé depuis 1802 minimum (c’est qu’on aime pas bien le changement chez les bûcherons), et il aura fallu 10 générations de forestiers et quelques maçons italiens immigrés pour que je pousse mon premier cri (et quel cri !) dans cette région de mon coeur. Il y a trois choses avec lesquelles je ne plaisante jamais : Star Wars, la Lorraine et Joe Dassin. Et quand je dis que je ne quitterai jamais la Lorraine tant que je ne serai pas canée, il est évident que c’est à prendre au premier degré.

De quoi as-tu peur

De l’apocalypse. Rien que ça, oui. J’ai lu trop de livres, vu trop de films et trop cogité sur le sujet et je ne connais que trop bien le sort que vous réservent les pilleurs, les violeurs, les cannibales, sans parler des pilleurs-violeurs-cannibales. Je n’ai pas envie de finir recyclée en Soleil Vert ou ce genre de trucs et j’avoue avoir une tendance certaine à la dystopie. Disons que ce qui me fait peur, c’est le monde d’après, celui qu’on est en train de se préparer.

Pourquoi vas-tu te lever demain matin ?

Pour beurrer les toasts de mes chipmunks et veiller à ce qu’ils n’enfilent pas leurs vêtements au-dessus de leur pyjama (qui sait ce que le manque de sommeil peut vous faire commettre). Pour leur faire des coquillettes au beurre au déjeuner, parce que le lundi, c’est coquillettes (et le mardi aussi d’ailleurs). Pour râler sur les devoirs pas encore faits à l’heure du goûter et pester quant au kimono introuvable avant le cours de judo. Pour me plaindre que je n’ai pas une minute à moi et faire la gueule, un peu. Pour qu’on s’entasse tous les 6 sur le canapé en fin de journée et qu’on se pelotonne sous les plaids en se disant qu’on est drôlement bien, tous ensemble, comme ça.

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iloveyougeorgiahubley:

En 2012, j’ai envoyé à des maisons d’édition un manuscrit et j’ai attendu. Un an plus tard, j’ai reçu un premier refus sous la forme d’un mail impersonnel qui m’informait que le manuscrit n’allait pas m’être retourné suite à une pénurie d’enveloppe.

En 2012, en faisant le dépôt de “39 ans 1/2…

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1human3questions:

BENJAMIN

D’où viens-tu ?

Je viens d’Epinay Sur Seine dans le 93 où j’ai grandi avec tout ce qu’il fallait d’amour et de déconvenues pour se construire à peu près normalement. Je viens des qualités et des défauts de ma famille, et c’est quelque-chose que je ne renierai jamais. Je viens d’un endroit où je n’ai posé de problèmes à personne, et où en retour on a toujours pris soin de moi. Je viens de ma relation avec mon frère et avec mes parents. 

Je viens de joies connues et de traumatismes refoulés, de souvenirs chérissables et de moments haïssables. Je viens de choses inavouables parce qu’il est toujours un peu déplacé de se plaindre lorsqu’on a eu autant de chance. Je suis la conséquence d’une enfance sans tragédie où je n’aimais pas l’enfant que j’étais. J’ai pendant longtemps cru que j’étais faible et chétif, parce qu’à force de répéter les mêmes choses, les gens peuvent vous convaincre de n’importe quoi, et surtout d’être ce que vous n’êtes pas. 

De quoi as-tu peur ?

J’ai peur des autres (souvent) et de moi-même (parfois). J’ai peur de la maladie et de mon corps. J’ai la « défiance du corps » bien ancré au fond de mon crâne. J’ai peur de ne pas être à la hauteur ; peut-être aussi de décevoir. J’ai peur de ne pas en faire assez et de passer à côté de ma vie. J’ai peur de l’injustice et des hasards malencontreux. J’ai peur des cris et des silences, de ceux qui suent la dégueulasserie et de ceux qui ne s’y opposent pas. J’ai peur d’avoir peur. J’ai peur des autres (parfois) et de moi-même (souvent).

Pourquoi vas-tu te lever demain matin ?

Je me lève le matin par solidarité avec ceux qui n’ont pas le luxe de pouvoir se dire “ce matin, je n’y vais pas”. Je me lève le matin pour ne pas rester dans le lit à écouter l’acouphène qui lui aussi s’éveille. Je me lève parce qu’elle est là, et que je ne veux pas prendre le métro sans elle.  

1human3questions:

BENJAMIN

D’où viens-tu ?

Je viens d’Epinay Sur Seine dans le 93 où j’ai grandi avec tout ce qu’il fallait d’amour et de déconvenues pour se construire à peu près normalement. Je viens des qualités et des défauts de ma famille, et c’est quelque-chose que je ne renierai jamais. Je viens d’un endroit où je n’ai posé de problèmes à personne, et où en retour on a toujours pris soin de moi. Je viens de ma relation avec mon frère et avec mes parents. 

Je viens de joies connues et de traumatismes refoulés, de souvenirs chérissables et de moments haïssables. Je viens de choses inavouables parce qu’il est toujours un peu déplacé de se plaindre lorsqu’on a eu autant de chance. Je suis la conséquence d’une enfance sans tragédie où je n’aimais pas l’enfant que j’étais. J’ai pendant longtemps cru que j’étais faible et chétif, parce qu’à force de répéter les mêmes choses, les gens peuvent vous convaincre de n’importe quoi, et surtout d’être ce que vous n’êtes pas. 

De quoi as-tu peur ?

J’ai peur des autres (souvent) et de moi-même (parfois). J’ai peur de la maladie et de mon corps. J’ai la « défiance du corps » bien ancré au fond de mon crâne. J’ai peur de ne pas être à la hauteur ; peut-être aussi de décevoir. J’ai peur de ne pas en faire assez et de passer à côté de ma vie. J’ai peur de l’injustice et des hasards malencontreux. J’ai peur des cris et des silences, de ceux qui suent la dégueulasserie et de ceux qui ne s’y opposent pas. J’ai peur d’avoir peur. J’ai peur des autres (parfois) et de moi-même (souvent).

Pourquoi vas-tu te lever demain matin ?

Je me lève le matin par solidarité avec ceux qui n’ont pas le luxe de pouvoir se dire “ce matin, je n’y vais pas”. Je me lève le matin pour ne pas rester dans le lit à écouter l’acouphène qui lui aussi s’éveille. Je me lève parce qu’elle est là, et que je ne veux pas prendre le métro sans elle.  

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Enablers, La Flèche d’Or, Paris, 7/12/2013 ©MarionRuszniewski
http://petesimonelli.tumblr.com/

Enablers, La Flèche d’Or, Paris, 7/12/2013 ©MarionRuszniewski

http://petesimonelli.tumblr.com/

1human3questions:

YSÉ
D’où viens-tu ?
Je viens d’un port baigné de soleil où retentit un accent chantant. C’est à Marseille que se trouvent mes racines, terre qui a accueillit mes ancêtres venus d’Italie, d’Espagne et dont je garde tout un héritage. Je suis née non loin du stade vélodrome réputé pour ses shows et ses supporters qui donnent de la voix.
Où que je sois Marseille est toujours dans mon cœur, un accent que je ne cherche en aucun cas à perdre, un certain chauvinisme, une fierté d’y être née qui résonne en moi et qui serait difficile à expliquer avec des mots car cela est de l’ordre du ressenti. Mon enfance y résonne. Des souvenirs de calanques, de baignades interminables, la garrigue, la roche, le mistral, les apéros, la liberté.
De quoi as-tu peur ?
J’ai peur du devenir du pays, la violence qui s’accroît. J’ai peur de devoir fuir un jour. Que tout le monde puisse avoir des flingues et que l’on trouve cela normal. J’ai peur que l’injustice gagne du terrain. J’ai peur que l’on ne parvienne plus du tout à penser à l’humain et que cela soit les financiers qui aient le monopole. J’ai peur du “bien pensant”, du “bon goût”, de l’ennui et de la bêtise.
J’ai peur de la maladie, de voir mes proches partir les uns après les autres et de ne plus savoir vers qui me tourner dans les moments où ils nous sont si précieux. J’ai peur de l’heure du “bilan”, l’angoisse d’avoir raté quelque chose.
Pourquoi vas-tu te lever demain matin ?
Je vais me lever pour aller travailler et me dire que je vais aussi pouvoir poursuivre mon labeur musical qui compte plus que tout le reste. Et même si parfois j’ai du mal à le faire, je sais que c’est un passage, que d’autres aventures m’attendent et qu’il faut user de patience et ne surtout pas se baisser les bras. C’est précisément ma force de vie qui l’emporte.
Je vais me lever pour pouvoir rencontrer toujours et encore plus de nouveaux visages, de nouvelles personnalités. Je vais me lever pour être avec le monde, pour ne surtout plus me couper des réalités (et c’est le vécu qui parle). Je vais me lever parce que le soir je sais que je risque de voir le concert de ma vie ou de découvrir un disque ou une chanson qui va enclencher d’incroyables inspirations pour les jours et les années à venir. Je vais me lever en me disant que je ne suis à l’abri d’aucune surprise ou magie aujourd’hui.

1human3questions:

YSÉ

D’où viens-tu ?

Je viens d’un port baigné de soleil où retentit un accent chantant. C’est à Marseille que se trouvent mes racines, terre qui a accueillit mes ancêtres venus d’Italie, d’Espagne et dont je garde tout un héritage. Je suis née non loin du stade vélodrome réputé pour ses shows et ses supporters qui donnent de la voix.

Où que je sois Marseille est toujours dans mon cœur, un accent que je ne cherche en aucun cas à perdre, un certain chauvinisme, une fierté d’y être née qui résonne en moi et qui serait difficile à expliquer avec des mots car cela est de l’ordre du ressenti. Mon enfance y résonne. Des souvenirs de calanques, de baignades interminables, la garrigue, la roche, le mistral, les apéros, la liberté.

De quoi as-tu peur ?

J’ai peur du devenir du pays, la violence qui s’accroît. J’ai peur de devoir fuir un jour. Que tout le monde puisse avoir des flingues et que l’on trouve cela normal. J’ai peur que l’injustice gagne du terrain. J’ai peur que l’on ne parvienne plus du tout à penser à l’humain et que cela soit les financiers qui aient le monopole. J’ai peur du “bien pensant”, du “bon goût”, de l’ennui et de la bêtise.

J’ai peur de la maladie, de voir mes proches partir les uns après les autres et de ne plus savoir vers qui me tourner dans les moments où ils nous sont si précieux. J’ai peur de l’heure du “bilan”, l’angoisse d’avoir raté quelque chose.

Pourquoi vas-tu te lever demain matin ?

Je vais me lever pour aller travailler et me dire que je vais aussi pouvoir poursuivre mon labeur musical qui compte plus que tout le reste. Et même si parfois j’ai du mal à le faire, je sais que c’est un passage, que d’autres aventures m’attendent et qu’il faut user de patience et ne surtout pas se baisser les bras. C’est précisément ma force de vie qui l’emporte.

Je vais me lever pour pouvoir rencontrer toujours et encore plus de nouveaux visages, de nouvelles personnalités. Je vais me lever pour être avec le monde, pour ne surtout plus me couper des réalités (et c’est le vécu qui parle). Je vais me lever parce que le soir je sais que je risque de voir le concert de ma vie ou de découvrir un disque ou une chanson qui va enclencher d’incroyables inspirations pour les jours et les années à venir. Je vais me lever en me disant que je ne suis à l’abri d’aucune surprise ou magie aujourd’hui.

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